Hokuriku 5/5

En quittant Tonami, nous prenons la direction de Shin Hirayu onsen dans les Alpes japonaises. Les routes sont sinueuses et prennent un peu de temps. Nous nous arrêtons pour faire le gattan gattan go, l’expérience de vélo rail. C’était très sympa. J’étais content aussi de faire vivre ces anciennes voies ferrées désaffectée. On retiendra que maman a vu un rat dans le tunnel… C’était un lapin blanc…
J’aime bien ces endroits un peu paumés. Le pays vieillit et garder ces vestiges est important.

À Shin Hirayu onsen, l’établissement est assez vieillot mais garde son charme. Dans le rotenburo, je me rends compte que Le ciel est magnifique et décide d’aller prendre des photos dehors.

Le lendemain, j’avais prévu d’aller à Kamikochi. Nous en sommes en pleine période d’obon, donc j’étais très inquiet de la foule pour accéder à la montagne. Je voulais même prendre un taxi mais l’hôtelier que les taxi ne passaient pas chez eux comme ils éteint loin.
Finalement, en bus, nous n’avons eu aucun problème, que ce soit à l’aller ou au retour. Sur place il faisait un peu gris et il y avait du monde bien sûr mais c’était agréable. Nous avons marché trois heures et les enfants n’ont pas trop râlé.

Le lendemain nous utilisons le câble car pour monter la hokata. C’est sympa mais les nuages arrivent vite. La balade est courte donc nous redescendons, accueillis par la pluie.

En quittant les montagnes de Shin-Hirayu Onsen, nous prenons la direction de Kiso avec une étape à Narai, l’un des anciens villages-étapes de la Nakasendō. Nous nous promenons dans cette longue rue bordée de maisons traditionnelles avant de déjeuner sur place avec quelques dango.

Le soir, nous dormons dans un hébergement qui ressemble un peu à une auberge de jeunesse, avec une chambre sans toilettes privées. Avec les enfants, j’avais quelques doutes sur le confort de l’expérience, mais finalement tout se passe très bien et ils sont particulièrement sages.

Le lendemain matin, après un petit-déjeuner rapide acheté dans un konbini, nous reprenons la route en direction de Nagoya. Nous décidons d’en profiter pour faire une halte à Inuyama, au nord de la ville. Ce n’était peut-être pas notre meilleure idée puisque nous sommes dimanche et qu’il y a forcément beaucoup de monde. Nous visitons tout de même le château d’Inuyama, l’un des plus anciens châteaux du Japon à avoir conservé son donjon d’origine, avant de nous promener dans la principale rue commerçante. Pour déjeuner, nous finissons un peu par hasard dans un petit restaurant indien qui se révèle vraiment très bon.

Nous reprenons ensuite la route vers Nagoya. Juste avant de rendre la voiture, je réussis même à trouver un magasin vendant des jeux de société. Nous déposons d’abord nos valises à l’appartement, puis direction la gare de Nagoya pour restituer notre voiture chez Toyota. J’avais pourtant tout préparé la veille, mais je réussis malgré tout à me tromper d’agence ! Heureusement, comme souvent au Japon, cela ne pose finalement aucun problème aux loueurs.

Après quelques achats rapides autour de la gare, nous terminons la journée avec un dernier petit plaisir chez Kappa Sushi. Une fois la nuit tombée, nous faisons encore quelques photos du côté de la tour Chubu et d’Oasis 21. Au final, cette première journée à Nagoya aura été particulièrement bien remplie.

Le lendemain matin, nous commençons par Atsuta et son célèbre sanctuaire, l’un des sanctuaires shinto les plus importants du Japon et étroitement lié à la famille impériale. Nous rejoignons ensuite le quartier d’Ōsu, où nous passons notamment par le temple Ōsu Kannon avant de nous promener dans les rues commerçantes du quartier.

Pour le déjeuner, nous nous arrêtons chez Solo Pizza Napoletana. Et là, excellente surprise : les pizzas sont vraiment délicieuses, probablement l’une de nos meilleures découvertes gourmandes de cette étape à Nagoya.

L’après-midi, j’avais prévu d’aller faire un peu de lèche-vitrine chez Noritake, mais malheureusement l’endroit est fermé. Nous changeons donc nos plans et poursuivons nos achats autour de la gare centrale avant de monter à la Sky Promenade pour profiter de la vue sur Nagoya.

Petite découverte au passage : là-haut se trouve également Carvino, un restaurant proposant notamment des barbecues d’inspiration italienne. Une adresse à garder en tête pour une prochaine fois.

Le dernier jour à Nagoya, je décide d’aller visiter le musée Toyota. Sur le papier, ça ne vend pas du rêve mais les avis sont dithyrambiques. Et en effet, c’était génial.

Le site est divisé en 2 parties. Celle sur le père fondateur Toyoda qui a développé l’activité industrie textile de coton. Beaucoup d’employés sont là pour expliquer et mettre en route les machines. On part de la fleur de coton, aux premières machines à mains, puis pieds, puis plusieurs rouleaux et enfin la mécanisation de l’intégralité du processus.

La photo de la machine du milieu est le rêve du père qu’il n’a jamais pu voir de son vivant. L’ondulation de l’anneau centrale est magnifique.

Puis la partie de son fils qui a parié sur l’automobile juste avant la guerre après avoir visiter l’Europe et les USA. En produisant la première Toyopet AA pour les particuliers, il va rapidement devoir utiliser les chaînes de production pour une grosse camionnette qui servira à reconstruire le pays.

Toyoda c’est tranformé en Toyota lors d’une grande refonte marketing et du logo. La suite, c’est le premier groupe industriel du Japon.